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Festival International de la Photographie Culinaire 2026 : mon exposition rue de Rivoli à Paris

  • il y a 5 jours
  • 5 min de lecture

Voir ses photographies exposées en plein air, sur les murs de la Caserne Napoléon, rue de Rivoli, au cœur de Paris, c'est le genre de moment qui marque une carrière de photographe culinaire. C'est ce qui m'arrive en ce printemps 2026, dans le cadre de la 16ᵉ édition du Festival International de la Photographie Culinaire (FIPC). Trois de mes diptyques sont exposés jusqu'au 14 juin, aux côtés des œuvres de vingt autres photographes sélectionnés. Retour sur ce festival unique au monde et sur ma participation.


Le FIPC : le seul festival au monde dédié à la photographie culinaire


Le Festival International de la Photographie Culinaire est un événement sans équivalent. Fondé et présidé par Jean-Pierre PJ Stéphan, il célèbre depuis plus de quinze ans la photographie culinaire comme une discipline artistique à part entière, pas seulement un outil de communication, mais un véritable regard d'auteur sur le monde de la gastronomie.


Chaque année, le festival rassemble des photographes culinaires venus de toute la France et de l'international autour d'une thématique commune. Expositions, masterclasses, rencontres avec des professionnels de l'image et de la gastronomie, remise des Lentilles d'Or aux lauréats… Le FIPC est devenu un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui s'intéressent au croisement entre image et cuisine.


Le festival bénéficie du haut patronage du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et du parrainage du ministère de la Culture, une double reconnaissance qui témoigne de sa place à la croisée de l'art et du patrimoine gastronomique français. Le parrain de cette 16ᵉ édition est le chef Christian Etchebest, et la photographe officielle du festival est Claudia Albisser Hund.



« Jour de Marché » : la thématique de cette 16ᵉ édition


Le thème choisi pour cette édition est « Jour de Marché ». Un thème qui résonne profondément chez quiconque travaille avec le produit brut, la matière première, le geste du producteur et l'émotion du premier regard posé sur un étal coloré.


Les 21 photographes festivaliers sélectionnés ont chacun exploré ce thème à leur manière. Authenticité, tradition, fraîcheur, couleurs, senteurs, partage, autant de mots choisis par les photographes pour décrire cette réalité universelle qu'est le marché. Le résultat : 42 photographies exposées en plein air, sur les murs de la rue de Rivoli et de la place Baudoyer, dans le centre historique de Paris, du 5 mai au 14 juin 2026. Une exposition gratuite, accessible à tous, qui transforme l'une des artères les plus emblématiques de la capitale en galerie à ciel ouvert.


Le programme du FIPC 2025-2026 s'est déployé sur plusieurs temps forts : les expositions et masters classes au Salon de la Photo à la Grande Halle de la Villette en octobre 2025, une présence au Salon International de l'Agriculture début 2026, l'exposition rue de Rivoli ce printemps, et une installation au Domaine régional de Villarceaux en Île-de-France prévue pour l'été.


Ma série : de l'étal à l'assiette, le fruit dans tous ses états


Participer à ce festival en tant que photographe et styliste culinaire est un honneur et une immense fierté. Mes trois diptyques exposés rue de Rivoli explorent un fil conducteur qui est au cœur de mon travail quotidien : le chemin du fruit, de l'étal du marché à l'assiette.


Ma démarche s'enracine dans le geste, la matière, le goût et le visuel. Pâtissière de formation et photographe culinaire, je travaille le produit et le compose pour en révéler toute sa puissance sensorielle. Chaque diptyque met en regard deux images : d'un côté, le fruit tel qu'on le découvre sur l'étal : denrée brute, vivante, généreuse. De l'autre, ce même fruit devenu le cœur d'un dessert pensé sur mesure, sublimé par l'élégance d'une porcelaine française choisie avec soin.


Ce travail se veut un hommage à nos marchés, lieux de vie, de rencontre et catalyseurs de sens, et à notre patrimoine culinaire. Il raconte le passage de la matière brute à la création, ce moment où le produit change de statut sans perdre son identité. C'est exactement ce que je fais au quotidien dans mon métier de styliste et photographe culinaire : révéler la beauté d'un produit, qu'il soit dans sa forme la plus simple ou dans sa version la plus travaillée.



Pourquoi ce festival compte pour la photographie culinaire


La photographie culinaire est longtemps restée cantonnée à un statut utilitaire : un outil au service du marketing, de la publicité, des réseaux sociaux. Elle l'est toujours, et c'est une part importante et passionnante du métier. Mais le FIPC démontre depuis seize ans qu'elle est aussi un art à part entière, capable de porter un regard singulier, poétique, documentaire ou engagé sur notre rapport à l'alimentation.


Pour les photographes culinaires professionnels, être exposé dans le cadre du FIPC est une reconnaissance qui va au-delà du portfolio. C'est l'affirmation que notre travail participe d'une démarche artistique, qu'il dialogue avec l'histoire de la photographie et avec les grands enjeux de la gastronomie contemporaine : la valorisation des produits locaux, le respect du travail artisanal, la transmission des savoir-faire.


C'est aussi une vitrine exceptionnelle. L'exposition rue de Rivoli est vue par des milliers de passants chaque jour : Parisiens, touristes, professionnels de la restauration, amateurs de photographie. Elle offre une visibilité que peu d'autres événements peuvent proposer dans le domaine de la photographie culinaire.



La photographie culinaire : entre commande et démarche personnelle


Ce qui rend cette participation particulièrement significative pour moi, c'est qu'elle illustre une conviction que je porte depuis le début de mon parcours : la photographie culinaire de commande et la photographie culinaire d'auteur ne sont pas deux mondes séparés. Elles se nourrissent mutuellement.


Le travail que je réalise au quotidien pour des marques alimentaires, des artisans pâtissiers et des professionnels de la gastronomie me donne une connaissance intime du produit, de la lumière, du stylisme, de la mise en scène. Cette expertise technique et sensorielle irrigue mon travail personnel. Et inversement, la liberté de la démarche artistique, choisir son sujet, son rythme, sa narration, enrichit ma manière d'aborder les projets de commande.


Pour les marques et les artisans avec lesquels je collabore, cette double casquette est un atout. Elle signifie que les images que je crée pour eux ne sont pas de simples illustrations fonctionnelles, mais des photographies portées par un regard, une sensibilité, une exigence qui viennent aussi de cette pratique personnelle.



Voir l'exposition


Les 42 photographies de l'exposition « Jour de Marché » sont visibles en accès libre et gratuit sur les murs de la Caserne Napoléon, rue de Rivoli et place Baudoyer, dans Paris Centre, jusqu'au 14 juin 2026. Si vous êtes de passage à Paris, c'est une promenade que je recommande chaleureusement, pour mes diptyques, bien sûr, mais surtout pour la diversité et la richesse des regards posés par les 21 photographes sur cet univers merveilleux qu'est le marché.



Vous cherchez un photographe et styliste culinaire pour vos projets ?


Je suis Anne Fashauer, photographe et styliste culinaire du Studio Escale Gourmande. J'accompagne les marques alimentaires, les artisans pâtissiers et les professionnels de la gastronomie dans la création de contenus visuels : photographie, stylisme, création de recettes, vidéo.


Basée entre Paris et la région Auvergne-Rhône-Alpes, j'apporte à chaque projet la même exigence artistique que celle qui guide mon travail personnel.


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